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la Personne, l'Entreprise, la Société
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Echelle de la complexité
Grille d'analyse par religo, acteur

L’échelle de la complexité permet de positionner les personnes selon leur capacité à prendre en considération la diversité des acteurs, des faits, des pratiques et des idées. Elle s'applique à chaque élément constitutf du lien social, des valeurs partagées ou religos.

 

 Elle se décompose en trois grands étages successifs pour chaque religo :  

  • le premier relève des intérêts particuliers,
  • le deuxième des intérêts thématiques ou corporatistes,
  • le troisième de l’intérêt général.

 

 

 

 

Le niveau 1 : Chaque personne est animée par des intérêts particuliers liés à l’envie de bien-être à court terme, à des passions personnelles centrées sur soi-même. C’est  le règne de l’appétit pour la jouissance immédiate, la prime rapide, le bonheur instantané. S’en tenir à ce niveau revient à vivre dans l’instant présent sans se soucier du lendemain, des effets indirects des décisions et actes d’aujourd’hui. C’est la quête de satisfactions spontanées, obtenues même à l’encontre de l’intérêt d’autrui et y compris de façon brusque et abrupte. Se cantonner à des objectifs de cette seule nature contient le risque de se retrouver dans des impasses et des ruptures de la pensée, des engagements,  des projets et donc de l’action.

Le niveau 2 : Les motivations individuelles à court terme se prolongent dans la quête de sécurité durable, que ce soit sur le plan relationnel, professionnel, économique ou financier. Gérer son avenir personnel à moyen terme suppose de composer avec autrui, de considérer avec bienveillance d’autres intérêts que les siens propres à court terme.

Aussi, certains partagent des centres d’intérêts avec d’autres acteurs ayant le même statut social, les mêmes motivations, voire se reconnaissent dans une cause commune (défense des animaux, lutte contre la faim dans le monde,…). Cela suppose de mutualiser une plus grande quantité d’informations, et engendre progressivement la capacité de construire une analyse plus sophistiquée de la cause commune. 

Le niveau 3 : A mesure que l’on progresse dans la compréhension d’un sujet donné, la perception se fait jour qu’il est lié à d’autres enjeux. Plus on avance dans la découverte d’interactions, plus nombreuses sont perçues les corrélations entre la thématique initiale et une plus grande quantité de paramètres issus d’une multitude de phénomènes. Les préoccupations s’élargissent ainsi à des sujets toujours plus nombreux. Ces personnes qui entrent dans la capacité à transcender leurs intérêts particuliers et thématiques convergent via la recherche commune du mieux-être collectif. Leur démarche vise donc à projeter leurs intérêts particuliers dans l’intérêt général. 

L’échelle de la complexité : A mesure que l’on monte dans les niveaux, la complexité augmente. La prise en considération de la diversité des idées, des faits, des personnes et de leurs points de vue croît avec la quantité d’acteurs impliqués.

Pour des raisons intellectuelles, structurelles ou culturelles, les acteurs n’ont pas tous les mêmes facilités à embrasser la diversité des personnes et de leur situation économique et sociale à la fois sur le plan personnel, professionnel et sociétal. Aussi, il est compréhensible que  certains fassent des impasses et renoncent à cette quête de l’intérêt général. Se pose alors la question de savoir comment gérer cette complexité.

Le piège de la complexité : Multiplier la quantité de ses connaissances est le corollaire de l’entrée dans la complexité. Mais c’est aussi un piège. En effet, il est impossible de maîtriser toute l’information alors que :

  • L’humanité crée 5 exaoctets de données par jour en 2016, c’est-à-dire autant qu’elle en a créé entre le début de l’âge de l’écriture et l’an 2000… !!!
  • Dans chaque discipline, la technicité ne cesse de croître. Par exemple, la France ne comptait que 50 médecins en tout sous Louis XIV, alors qu’aujourd’hui les médecins doivent choisir leur spécialité parmi 50 disciplines universitaires… !!!

La clé de la complexité : Etreindre une grande quantité d’informations n’est possible qu’à travers un prisme clairement défini. Alors seulement la sélection et l’agencement des données peuvent être accélérés. Embrasser toutes les expériences, analyses et propositions de toutes les parties prenantes n’est possible qu’à travers une grille de repères communs et assumés en conscience. L’objectif de la mutualisation de l’information consiste à produire un système de valeurs partagé qui établit une même grille de lecture des phénomènes étudiés. Impliquer toutes les parties prenantes dans l’échange équivaut à poser ensemble des valeurs à caractère universel, supports d’une vision collective globale et de priorités choisies ensemble.

 

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